Un calendrier vaccinal simplifié : Fini le casse-tête !

Un calendrier vaccinal simplifié : Fini le casse-tête !

« Etes-vous à jour dans vos vaccins ? ». Répondre à cette question ne devrait plus être un chalenge, ni pour vous, ni pour votre médecin ! Le nouveau calendrier vaccinal se veut plus simple, avec une diminution des injections et des rappels à âges fixes.

Qu’est-ce qui change ?

Le ministère des Affaires sociales et de la Santé a remanié de manière importante le calendrier vaccinal.

Les professionnels de santé ont été informés et consultés. Les vaccinations, obligatoires ou seulement recommandées, sont maintenues, mais organisées différemment avec moins de dates et plus facilement mémorisables. Au final, le nombre d’injections est diminué et les rappels seront effectués à âge fixe. L’objectif est d’optimiser la protection vaccinale en n’administrant que le strict nombre d’injections nécessaires tout en facilitant le suivi et l’adhésion.

En bref, un calendrier plus applicable pour une protection efficace tout au long de la vie.

Comment ça marche ?

  • Pour les nourrissons : allègement des injections

> Les vaccinations aux âges de 3, 9, 13-15 mois sont supprimées.
> Les nourrissons seront vaccinés selon le schéma 2, 4, 11 mois.
> En plus des injections à la naissance, à 1 an et à 16-18 mois.

Primovaccination (diphtérie – tétanos – poliomyélite (DTP) + coqueluche et infections invasives à Haemophilus influenza de type b) : une injection en moins. 2 doses de vaccin (à 2 et 4 mois) + 1 rappel (à 11 mois)

Hépatite B et infections invasives à pneumocoque : avancement à 11 mois des rappels. 2 doses de vaccin (à 2 et 4 mois) + 1 rappel (à 11 mois)

Rougeole, oreillons et rubéole (ROR) : quel que soit le mode de garde (en dehors des périodes épidémiques). 2 doses de vaccin (à 12 et à 16- 18 mois)

Infections invasives à méningocoque de sérogroupe C : vaccination recommandée (en co-administration possible avec la première dose de ROR). 1 dose de vaccin (à 12 mois)

  • Pour les enfants et les adolescents : allègement des injections

> Toutes les injections sont supprimées à 16-18 ans.

DTP + coqueluche : fenêtre élargie à 11-13 ans avec des concentrations réduites d’anatoxine diphtérique et d’antigènes coquelucheux, peut être co-administré avec l’une des trois doses de la vaccination contre les infections à papillomavirus humains. 2 rappels (à 6 et 11-13 ans)

Infections à papillomavirus humains : recommandée chez les jeunes filles avant toute exposition, avec rattrapage possible jusqu’à 20 ans. 3 doses de vaccin (entre 11 et 14 ans)

  • Pour les adultes :des rendez-vous à âge fixe

> Les rappels auront lieu à 25, 45 et 65 ans, puis tous les 10 ans.

DTP : à dose réduite en anatoxine pour la diphtérie, à âge fixe, tous les 20 ans, puis tous les 10 ans. rappels (à 25, 45, 65, 75, 85… ans)

Coqueluche : à dose réduite en antigènes coquelucheux, recommandé chez les personnes n’ayant pas reçu de vaccin coquelucheux depuis plus de 5 ans. 1 rappel (à 25 ans)

Et si j’ai déjà reçu certaines injections, comment je fais ?

Le ministère a prévu un calendrier de transition pour que tout le monde puisse se mettre progressivement à jour avec les nouvelles recommandations. Les rappels dépendront de l’âge des dernières injections. Parlez-en à votre médecin.

Vaccin contre la grippe saisonnière

La vaccination contre la grippe est fortement recommandée chez les personnes fragiles (personnesde plus de 65 ans ou ayant des maladies de longue durée, femmes enceintes, personnes obèses..). Dans ces cas, elle est prise en charge par l’assurance maladie à 100%.

L’avis du pédiatre

> Dr Hervé Lefèvre, Paris

La vaccination est un élément majeur du suivi médical du nourrisson et de l’enfant. Les premières injections débutent dès le 2nd mois pour ceux qui iront en collectivité. Si le pourcentage de jeunes enfants correctement vaccinés est satisfaisant, il n’en est pas de même pour l’adolescent, puis l’adulte. Ainsi on observe la résurgence de maladies qu’on croyait infantiles et/ou disparue telle que la coqueluche ou la rougeole avec un risque de dissémination aux plus fragiles. La vaccination est l’affaire de tous, une bonne information est nécessaire auprès de votre médecin traitant pour s’en expliquer et en comprendre l’intérêt individuel et collectif.