La lutte contre le paludisme

La lutte contre le paludisme

Le 25 avril se tient la journée mondiale de la lutte contre le paludisme, l’occasion de revenir sur cette maladie. Très majoritairement présente en Afrique, des transmissions autochtones peuvent survenir en France. En effet, bien que cette transmission soit très rare dans notre pays, deux cas ont été identifiés lors de l’été 20171. Ainsi, voici les mesures pour lutter contre la propagation de cette maladie.

Le paludisme, c’est quoi exactement ?

Le paludisme est une maladie causée par un parasite (Plasmodium falciparum), transmis par la piqure des moustiques femelles du genre Anophèle. Le parasite infeste les globules rouges du malade et les détruit. En 2016, le nombre de décès dus au paludisme est estimé à 445 000 dans le monde². Les premiers symptômes d’une infection sont : la fièvre, les maux de tête et les frissons. Ce sont des symptômes qui doivent vous mener tout de suite à l’hôpital si vous revenez d’une zone d’endémie.

Comment se transmet le parasite ?

La transmission du paludisme est un cercle vicieux : un premier moustique porteur va piquer un individu et lui transmettre le parasite. Plus tard, un autre moustique, sain, va piquer le premier individu et sera alors infesté. Ce deuxième moustique pourra ensuite transmettre le parasite a un autre individu.

Comment lutter contre la propagation ?

En 2016, 2,7 milliards de dollars (US$) ont été investis pour le contrôle du paludisme².

  • La prévention avant tout ! La meilleure solution pour limiter la propagation est de prendre un traitement préventif avant de se rendre en zone d’endémie, pendant, et après le séjour.
  • La lutte vectorielle est aussi indispensable : pulvérisation d’insecticide à l’intérieur des habitations ou des avions, moustiquaire imprégnée d’insecticides, etc.
  • Le plan de lutte contre le paludisme 2016-2030 de l’OMS repose sur 3 piliers principaux :
  1. garantir l’accès universel à la prévention, au diagnostic et au traitement du paludisme ;
  2. accélérer les efforts vers l’élimination et vers l’obtention du statut exempt de paludisme ;
  3. faire de la surveillance du paludisme une intervention de base.

 

Pour plus de questions, n’hésitez pas à contacter votre pharmacien Pharmactiv !

1http://www.cnev.fr/index.php/dossier-d-actualites/34-categorie-latest/2131-transmission-autochctone-du-paludisme-en-france

²http://www.who.int/campaigns/malaria-day/2018/fr/

Source : Pharmactiv – Valentine SOMNOLET & Anne-Laure AULAIR – Article rédigé le 18 avril 2018